jeudi 10 octobre                                                                 LA GRANDE MOTTE 19 h00

Une à une les motos prennent place sur la grande remorque plateau qui les descendra jusqu'à Alméria. Que du bon matos!! Les gars ont soigné la préparation. L'organisation a, elle aussi, mis les petits plats dans les grands. Un minibus pour le transfert des pilotes, un confortable KZJ 95  pour  les épouses qui font  le voyage et  pour le gros du travail d'assistance et de logistique, un camion Renault 4x4, monstre de 560 CV ainsi que deux toys à caractère disons plutôt  viril, préparés par  Pascal. Autour des véhicules, les habitués du TDD* mettent la main à la pâte pour le chargement en rassurant les "bleus" un peu inquiets. Tous  ne sont pas là. André et Daniel notre toubib , deux perpignanais, sont à récupérer au passage. D'autres arrivent  à Mélilla par avion, d'autres enfin descendent sur Alméria directement de Poitiers. Stéphane le boss du restaurant "le Marin Sol"  participe aussi à l'événement en offrant le pot de bienvenu. Sangria à gogo, khémia et musique qui va bien. Au bar ça tchatche gros gaz à tout va; on y est déjà!!!! 

* TDD = TREK DIAL Dakar

 

vendredi 11 octobre  ALMERIA   23h40

Les portes du ferry viennent de se refermer sur toute la caravane du TREK 2003.  La descente de l'Espagne a été ponctuée de crevaisons à répétition (camion , remorque). Arrivés en ordre dispersé,  tous avons bien crus que Pascal  en charge de la remorque moto n'arriverait jamais à temps. Mais à la suite d'un suspens digne des meilleurs polars tout le monde est à bord.  Sur le bateau, chacun trouve sa place dans les cabines et Evelyne distribue les  road-books en rouleaux  et télécharge les points GPS de la première étape. Alors que nous quittons le port cap au sud, même les initiés  ont  déjà remarqué que ce 5 éme TREK  DIAL Dakar est parti  sur un gros rythme.... Ce que personne ne sait encore c'est que jusqu'à Dakar il ne va jamais faiblir.

 

Samedi 11 octobre                                             MELLILA - EL BORJ 421 kms

5h30 port de Mélilla. A la descente du bateau la caravane se regroupe  pour s'équiper et un à un chacun file vers la frontière. Sur place l'organisation s'occupe des formalités et tout le monde passe très rapidement. C'est parti!!!  Mise en jambe par un nouveau tronçon ou quelques uns jardinent  sur les nombreuses pistes qui sillonnent  la plaine à l'approche de Guercif (CP2). Mais bientôt les premiers contreforts de l'Atlas se profilent. La piste et les paysages changent au fur et à mesure que l'on grimpe vers un premier col à 2200m. La nuit tombe quand les derniers passent à Immouzzer (CP3) quelques 40 kms avant l'arrivée.  A El Borj, le bivouac est en place quand les premiers arrivent vers 17h30. Au Km 414 Rigo flanqué de ses 2 fils et d' Yves rate le passage de l'oued et file tout droit. Ils rallierons le bivouac vers 20h00. Rigo serre les dents et s'interroge. Il prend la dimension du TREK et se demande si ce n'est pas trop pour lui. Les gamins se marrent. Popol  nous  à préparé un succulent magret de canard sauce poivre vert agrémenté d'un bon côte du Rhône. 

 

dimanche 12                                                                       EL BORJ-BOUMALNE   419 kms

Départ 7 h00 pour une grande classique du TDD, et l'une des plus rugueuse. Une entame plutôt roulante, entrecoupée d'oued ou il faut bien naviguer. A partir de Midelt (km125/CP1)les pistes vers Jaffar sont en meilleur état que l'an passé mais le passage reste quand même un morceau de bravoure. Les paysages  sont toujours aussi somptueux, et les pistes superbes. Des gorges plantées de cèdres immenses ont marqués les mémoires. Devant, Laurent et Jean Yves roulent l'enfer, naviguent bien et rentrent les premiers à Boumalne. Suivent André, et Claude qui se sont arsouillés toute la journée. Laurent 3 qui prudemment a lâché prise arrive un peu plus loin.  Derrière, la pluie surprend les retardataires à 2800m dans le dernier col avant Msemrir. La descente est dantesque sur une glaise sans adhérence(on aime!!). En bas, les visages sont marqués. Ce soir  nous attendent une bonne douche, un bon tagine et un lit douillet.

 

 

 

Lundi 13                                                           BOUMALNE-MERZOUGA   405 kms

Superbe début d'étape sur une nouvelle portion   faite d'enfilades tout en dérive sur des plateaux désertique à l'ombre du Djebel Sarhro. Aujourd'hui, Laurent 3  veut à tout prix suivre le rythme à l'avant et ...se fait piéger : épaule abîmé. Il finira la journée dans le 4x4. Peu après Tinerhir(km 107/CP1) la piste descend plein sud pour traverser le djebel. A partir d' Alnif (km178/CP2) les paysages changent encore et la montagne laisse place au sable. Le TREK prend contact avec le désert. Belle partie de navigation pour rejoindre un petit col en hors piste et atteindre  le CP3 (km284) situé dans une passe. Le 4x4 de fermeture, retardé par la rupture d'une durite d'eau, se fait prendre  par une tempête de sable. Après un contact satellite pour s'assurer que toutes les motos sont rentrés, il restera sur place et rejoindra la caravane au plus court le lendemain. Au pied de  l'Erg Chebbi , Zaid  accueille les pilotes dans son auberge et offre le réconfort attendu. A table, alimentées par l'intensité des étapes, chacun raconte son histoire. Dehors la tempête de sable s'est levée....

 

mardi14                                                                                MERZOUGA-LAC IRIKI   417kms

Ce matin le calme est revenu. C'est de bon augure avant la première grosse étape de désert. Au menu du jour, deux  ergs à franchir et ça attaque... derrière l'auberge au cap165. En immersion totale dans une mer de sable, chacun choisi sa trace sur des dunes encore vierges. Vingt kilomètres de pur bonheur pour rallier le CP1. Les pistes filent maintenant  plein ouest,  rapides et sablonneuses dans un entrelacs superbes de reliefs usés. Malgré un passage très mou vers Rémilia et un CP2 décontracté les 280 kms  qui emmènent à Tagounite(CP3) sont vite avalés. De là, cap au sud, en direction de la deuxième grosse difficulté de la journée; Chégaga et  des dunes à perte de vue. Dans l'erg, la progression est difficile dans un sable rendu plus mou avec la chaleur .  A la sortie, une longue rivière de sable et un champ de dunettes libèrent les pilotes sur le lac Iriki, grande étendue plate et  dégagée que tout le monde  traverse à vitesse supersonique pour rejoindre le bivouac. Un site magnifique!!!! Situé au pied d'une barre rocheuse, tout en dunes douces parsemé de végétation, il est ......désert. Le camion n'est pas là!!! Retardé par des crevaisons et sevré d'infos(j'étais dans le 4x4 coincé la veille), il s'est fourvoyé sur une mauvaise piste et rejoindra le bivouac vers les 21 h. Bien plus préoccupant, Laurent1 s'est brûlé la main en manipulant sans nécessité une fusée de détresse. La blessure a l'air suffisamment sérieuse pour que le toubib décide de le diriger sur l'hôpital de Marrakech. Sur le tard, Paul nous prépare un poulet au girolles et une carbonara accompagné d'un petit Faugères qui va rapidement noyer les tracas de la journée. André fait son show. C'est parti pour une bonne"teuf" ce soir....

Mercredi15                                                                             IRIKI-TAFRAOUTE  360kms

Malgré la fatigue, le TREK s'est couché tard.  Pour souffler un peu le départ va être repoussé d'une bonne heure et l'étape  écourté.  40 kms de pistes rapides pour rallier  Foum Zguid et direction Tata par le goudron.  A la sortie de la ville, la montagne est de retour. Les pistes sont sinueuses, techniques, mais jamais cassantes. Dans un  jeu de montagnes russes sur un relief tantôt vert tantôt ocre, piloter est un vrai régal et personne ne s'en prive. Parfois, dans l'ascension d'un plateau la piste se fait étroite et escarpée. Les paysages de l'anti-atlas sont a couper le souffle. Beaucoup s'arrêtent pour contempler. L' accès aux plateaux d'altitude se fait par une succession de vallées, ponctués de traversée d'oueds.  Là haut à plus de 2000 m, le TREK à la tête dans les nuages et la fraîcheur  est au rendez vous . Dans le soleil couchant, la descente sur Tafraoute est un enchantement. L'accueil de Mustapha est toujours aussi chaleureux et son tagine de veau aux amandes est tellement bon que c'en est indécent. Les nouvelles de Laurent sont plutôt bonnes. Sa brûlure est plus spectaculaire que grave. Cool....

 

 

                Le hamada du Draa

 

jeudi 16                                                             TAFRAOUTE- M'SIED 404KMS

Après une bonne nuit de repos , tous sont d'aplomb pour attaquer une des plus belles étapes du TREK 2003. Mise en jambe , sur des pistes inédites des hauts plateaux de l'Anti-atlas qui invitent à l'attaque. Soudain,  accrochée à une paroi quasi verticale, la piste plonge dans la palmeraie.  Somptueux!!!  Peu à peu la vallée s'élargie et au CP1(km100) le TREK est de retour dans le désert avec encore de nouvelles pistes. A partir de Foum el Hassan la trace rentre dans l'oued. La navigation se fait plus difficile. Laurent 2 qui se sent bien, essaye, depuis quelques kilomètres de semer ses petits copains poitevins et ça envoie du gros. Concentré sur son pilotage, il fait confiance à son GPS, et se contente de naviguer au cap. Au km 140, il ne voit pas une bifurcation noté sur le RB et s'engage dans une vallée parallèle. Rassurés par la poussière, beaucoup suivent. Mais dans un reg, Laurent chute sur une piste devenue dure et piégeuse. A quelques kilomètres de là, déjà alerté par le manque de traces, la fermeture a fait demi-tour et revient sur lui rapidement. Épaule abîmée, il finira le TREK dans le 4x4. La scoumoune  pour les Laurents. A partir d' Assa (CP2/km218), la piste suit la vallée du Draa. Plus de 180 kms entre l'oued et  le Djebel Ouarkziz. Au début très rapide et dégagé la piste se resserre et sa trace se perd parfois dans un dédale de végétation en bordure de l'oued. La nuit tombé, les dernières motos se faufilent. Après une passe difficile dans un foum au km 372  la piste déroule en souplesse jusqu'au bivouac. Ce soir au menu espadon grillé avec riz pilaf. Derrière, piégée dans l'oued par la nuit, le 4x4 de fermeture rentrera au petit matin.

 

vendredi17                                                M'SIED- LAAYOUNE  433 km

Aujourd'hui c'est une étape 100% nouvelle qui attend les pilotes.  Au sud de Tantan, dans une portion sablonneuse qui court le long de l'oued Chebika, ça roule plutôt fort. Sauts, enfilades, appuis, grosses glisses, tout le monde s'en donne à cœur-joie.  La Kt d'André ratatouille sévère. Il faut avouer que le gaillard lui en demande. Assisté de Pascal au CP2 (km 215) il dépose, nettoie et tout rentre dans l'ordre. Plus loin, dans dans un chott magnifique, tout le monde roule à fond sur piste large d'un kilomètre. A partir du km 284 la trace rentre dans un sebkhat. Là, plus qu'ailleurs,  il est important de suivre les notes pour trouver la sortie; une énorme montée de sable dans une passe incertaine qui ramène les pilotes sur le plateau.  Après le CP3(km 345) les pilotes s'engagent en hors piste sur le bord d'une muraille rocheuse surplombant  une immensité cotonneuse. Ocres et bruns, mêlés de sables roux, les paysages sont superbes. Peu à peu, le rocher laisse place au sable. Un gros cordon de dunes est encore à franchir pour rejoindre la plage et les confortables bungalows qui nous accueillent ce soir. En arrivant, bonne nouvelle, Laurent 1 est de retour. La main soignée, il a pris l'avion pour rejoindre le TREK. Pour fêter l'évènement, Popol nous prépare un rizotto de dromadaire accompagné d'un excellent bourgogne. 

 

                      Break déjeuner au CP3 

                          la lagune vers Dakhla

 

samedi 18                                             LAAYOUNE - DAKHLA  535 km

6h00. Tous sont au petit déjeuner. Aujourd'hui, au menu, la plus longue étape de ce TREK 2003. D'entrée un difficile cordon de dunes qu'il faut d'abord longer pour franchir dans de bonnes conditions. Quelques uns jardinent, mais tout le monde fini par pointer au CP1 (km32).La piste file maintenant cap au sud, sur une grande étendue désertique au multiples parallèles. Les nombreux panaches de poussière qui parsèment l'horizon donnent au TREK des allures de " Dakar". Au km 70 les pilotes s'engagent dans un nouveau cordon de dunes. Plus loin, la traversée du Sebkhat Aridal est toujours aussi incroyable. Évoluer dans cet espace cotonneux entouré d'aplombs sombres est un moment rare de bonheur et d'angoisse mêlés. Break déjeuner au puit (CP3/km184) ou tout le monde se regroupe avant d'attaquer les 130km de piste souvent roulante mais parfois cassante qui va les ramener sur une portion de route. Déconcentré en vue du goudron Denis N  chute bêtement ..clavicule. Il finira la TREK dans le 4x4.  La piste qui nous emmène à  Dakhla est maintenant large et très rapide. C'est un ancien passage balisé du Dakar . L'entrée de la presqu'île est toujours aussi magnifique. Les contrastes de couleurs sont saisissants est la lumière  féerique. Le bivouac est installé face à la lagune. Ce soir au menu, méga paella a la langouste et accompagné d'un excellent Corbières. Olé.. 

dimanche 19                                                     DAKHLA-NOUADHIBOU  399KM

Inévitable étape de transition, mi-piste mi-goudron, pour rallier la Mauritanie. La chaleur monte et le vent balaye des paysages de plus en plus désertiques. Le sable  gagne inexorablement sur la pierre. RAS  dans la descente  vers la frontière, a part un arrêt ravitaillement/déjeuner ou chacun a pris ses aises. La sortie du Maroc se fait sans difficulté. De l'autre coté, l'accueil des fonctionnaires est toujours aussi intéressé. Visas et assurances ayant été pris de France, reste à négocier le prix officieux du passage, qui est d'autant plus élevé que votre interlocuteur est ventru. C'est l'Afrique patron!!!!  L'organisation discute et règle.  Premiers kilomètres en Mauritanie. Il est plus prudent de rester sur les traces du 4x4 de tête. Résidus des conflit qui ont secoué la région, quelques mines tapissent encore le sable de ce coin de désert. Encore un petit run sur la piste en sable le long des rails et il est environ 18 h00 quand les derniers rentrent dans Nouadhibou. Ce soir Abdallah nous reçoit dans son auberge. Au menu méchoui, couscous et un petit domaine de Pailletrice qui mérite le détour....inch Allah

 

 

           André en plein délire

            le CP 1au milieu de nulle part

Lundi 20                                                              NOUADHIBOU-NOUAMGHAR 320KM

Une des étape des plus courtes mais la plus intense de ce TDD 2003. La sortie de Nouadhibou se fait en compagnie du train le plus long du monde. La piste en sable suit la voie ferrée jusqu'au PK55. A partir de là cap au sud en immersion totale dans le désert mauritanien. Les pistes disparaissent les unes après les autres et c'est le GPS qui ramène tout le monde au CP2(km162) pour ravitailler. Cap 190 pour 80km de HP intégral dans un sable immaculé. De la perpendiculaire de cap Tafarit,  c'est une succession de chotts et de cordons de dunes qui nous rapproche de la mer. Le temps est à la pluie et de son coté, Nico notre chauffeur poids lourd joue la prudence en restant à l'est, sur les pistes plus porteuses en compagnie de Manu et son KZJ 95. Comme on pouvait s'y attendre, ils resteront coincé par la marée 60 km trop au sud. A Nouamghar, en attendant de meilleures conditions de plage, nous profitons de l'hospitalité de Radija et improvisons un dîner. Pour quelques ouguiyas(monnaie locale), nous dénichons une belle langouste que notre hôtesse d'infortune va nous accommoder avec du riz et quelques morceaux choisis de la pêche du jour. Un vrai régal et un grand moment de convivialité. 22h00: en selle. La marée nous libère suffisamment de plage pour rejoindre la camion. La jonction s'effectue vers 23h30 et le bivouac est installé en pleine nuit a quelques 100 km de Nouakchott, face à la mer.

 

      Paul,  Belge de son état,  et organisateur d'un superbe raid au Sénégal 

 

Laurent 1: ma main???? quelle main???

 

mardi 21                                                                           NOUAMGHAR-ST LOUIS  508KM

Il pleut!!! Au départ de cette étape de légende, tombe d'un ciel bas, une pluie fine et régulière. Le sable colle aux duvets et aux fringues. L'humidité  est partout. Le TREK fait grise mine. Autour de la table du petit déjeuner, Jean Michel se demande ce qu'il est venu faire dans cette galère. André d'habitude enjoué, déprime ..rare!!. La plage jusqu'a Nouakchott est vite avalé et même la sortie traditionnellement si animé est quasiment déserte. Heureusement la chaleur est au rendez vous.  Au CP1(km150) la pluie s'est arrêtée. Au sud de Nouakchott, le décor change et la savane fait son apparition. La piste encaissée serpente dans une végétation épineuse. Sur ce terrain sablonneux et lourd, Gad et Pape  adoptent  la cadence Grand Prix. Leur pilotage cross  fait merveille et personne ne peut suivre.  CP3(km311); les prévisions météo ne sont pas bonnes. Décision est prise de passer au Sénégal par le bac et non par les marais comme initialement prévu. Les heures à venir vont nous donner raison. Passage important entre le Sénégal et la Mauritanie, Rosso est une fourmilière,  royaume des trafics en tout genres. Coté formalités tout est à refaire ici. En s'agitant beaucoup et en payant pas mal tout le monde est sur sur le bac pour la dernière traversée de 18h00. Une averse d'une violence inouïe salue notre arrivée sur le sol sénégalais. Malgré les documents officiels , malheureusement destinés à un autre poste frontière,  les douaniers sénégalais, jamais à court d'idées quand il s'agit d'arrondir leurs fins de mois,  nous collent d'autorité  un lampiste sensé nous escorter. Et c'est de nuit, sous une pluie battante que nous rallierons St Louis.  Dantesque!!!!.. Comme à son habitude, Dior se démène pour que tout ce passe le mieux possible. C'est une femme d'exception qui a réussi à s'imposer dans une société ouvertement machiste... respect!!  Rapidement,  elle nous a installés dans de douillets bungalows et c'est enfin secs que nous nous retrouvons tous autour d'une bonne table pour dîner. Peu à peu , l'ambiance se réchauffe et dans un brouhaha bon enfant, chacun raconte sa version d'une journée qui restera à jamais gravée dans les mémoires

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               Départ sur la plage

                les fans au CP3 à Tiguent

   passage du bac à Rosso

Notre toubib

pluie du matin, arsouille dans les chemins.

 

Mercredi 22                                                                               ST LOUIS - DAKAR  272 KMS

Dernière étape du TDD 2003. Avec une piste sinueuse et de nombreux villages à traverser, la journée s'annonce particulièrement difficile en navigation. Dans la savane détrempée le plaisir de rouler va rapidement reprendre le dessus.  Bientôt les premiers baobabs font leur apparition.  A Tivouane(CP2/km160), nous profitons du ravitaillement essence, pour embrouiller notre douanier qui n'a qu'une idée en tête,  rejoindre Dakar au plus vite pour visiter sa famille. Comme prévu sur le RB, direction le lac Rose. Servi par un grip d'enfer sur des pistes en latérite larges et bien mouillées le rythme est élevé. Ca sent l'écurie... A partir de Kayar les motos s'engagent sur la plage  pour un moment inoubliable de folie collective, dans un jeu de cache -cache avec les vagues. A arrivée sur le lac l'émotion nous accompagne et  des images remontent dans chaque mémoire. Des flamants endormis s'ébrouent à notre passage. Comme à l'accoutumé, le point GPS du CPA  est sur un bar au bord du lac. Après un épisode des plus agités dans la piscine, retour sur la plage  pour rejoindre  N'gor, quartier nord de Dakar.  L'hôtel qui sera notre pied à terre pendant quelques jours est tout près de la mer.   

Le 5 ème TREK DIAL Dakar est maintenant terminé. L'aventure était encore au rendez-vous et l'improbable alchimie qui fait d'un groupe de personnes disparates, une vraie famille, a encore réussie. Ce soir la folie des nuits tropicales va faire tourner les têtes, mais aprés, tous quitterons la terre africaine avec un tas de souvenirs en commun, beaucoup de choses à raconter et une idée en tête ...y retourner.

 

photo de famille avec de gauche à droite: Rigo, Gad, Pape, Manu, Guillaume, Jean Michel, Denis, André, votre serviteur, Jean Yves, Stéphanie, Daniel, Laurent 1, Yves, Pascal (sur le capot), Claude, Marc. Sur le camion; Evelyne, Popol, Nico. Absents; Michelle (prend la photo), Paul (?), Laurent 3, et Laurent 2 qui s'est dévoué en partant, avec le 3ème 4x4, amuser notre escorte douanière un tantinet encombrante.

Grand merci à tout les participant de ce TREK DIAL Dakar 2003;  Merci a André pour son charisme et sa bonne humeur, à Daniel notre toubib pour son courage et son professionnalisme, à l'équipe des poitevins, Jean Michel le très sémillant boss de la concession Yamaha de Poitiers, Pape aussi rapide que discret, Gad aussi rapide que disponible, Claude égal à lui même et Denis a qui nous avons réussi à faire perdre son calme. Merci aussi à Yves et sa charmante épouse Michelle, à Stéphanie qui s'est sortie à merveille de son rôle de copilote, à Jean Yves qui a encore pris un an,  à Rigo qui n'en revient toujours pas et ses fils Marc et Guillaume qui en rigolent encore. Merci encore à Niko chauffeur africain fantasque et dévoué, à Manu toujours impeccable, à Paul le plus britannique des belges que je connaisse et aux 3 Laurents qui ont servis de paratonnerre sur ce TDD. Merci enfin et surtout, a Évelyne,  Popol et  Pascal  qui par leur dévouement et leurs compétences sont les acteurs indissociables de la réussite du TDD et à qui je ne dirait jamais assez combien je prends du plaisir en leur compagnie. Ils ont tous subi avec une indéfectible bonne humeur les incertitudes de ce raid, les divagations de son responsable et les aléas climatiques. Chapeau..

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